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De Cranfield à Purdue University, un parcours à l’international sous le signe de l’aérodynamique

Publié le 14 avril 2022

Découvrir le monde de la recherche au sein d’un laboratoire de recherche anglais

Le stage de Guillaume portait sur « l’étude numérique des jets d’air supersoniques sur-détendus et impactants ». Sa mission était de proposer une méthodologie sur l’étude de jets d’air à très grande vitesse, (jusqu’à deux fois supérieure à la vitesse du son) venant impacter une paroi perpendiculaire ou inclinée, en 2D et 3D… On retrouve l’utilisation des jets impactants dans l’aéronautique et dans le spatial. Ils permettent par exemple de dévier les gaz brulés de l’avion ou de la fusée afin de protéger ou d’éviter les dommages des personnes, de la piste, des autres avions ou de l’appareil lui-même. Les jets impactant sont également utilisés pour réchauffer les bords d’attaques des ailes des avions pour éviter le givrage, en cas de températures négatives. Ce type de jets sert aussi au refroidissement des pâles des turbines des moteurs d’avions où les températures en entrée de turbine peuvent atteindre 1500°C.

« J’avais un réel attrait pour l’aérodynamique, la mécanique des fluides et la propulsion. Ce stage d’un an était une opportunité à ne pas manquer et à saisir. Il m’a permis de découvrir le monde de la recherche. J’ai par exemple appris à toujours remettre en question mes premières hypothèses et mes résultats. J’ai aussi beaucoup échangé avec mon tuteur ou avec des personnes extérieures au projet quand je faisais face à des difficultés. J’ai demandé à des chercheurs de l’ESTACA, des auteurs d’articles chinois, canadiens… Le travail de recherche demande une certaine rigueur, organisation, autonomie  »

Etudier un semestre à Purdue aux USA, le berceau des astronautes

Après son année de césure, Guillaume a souhaité poursuivre à l’international au sein de l’université de Purdue aux USA, une université très reconnue, surnommée le berceau des astronautes avec comme figure emblématique Neil Armstrong ! Lors de ce semestre, l’objectif était d’assister à des cours de propulsion aéronautique, propulsion spatiale et de mécanique des fluides. Il a notamment pu participer à un projet avec des étudiants américains sur l’étude et la fabrication d’un avion radio-télécommandé d’une envergure de plus de 2 mètres.

« Une expérience enrichissante, un rythme soutenu très exigeant et passionnant. J’ai acquis beaucoup de connaissances. Cela m’a apporté une ouverture différente sur le monde, une autre manière de travailler, de fonctionner dans une culture différente. »

Et de belles opportunités à venir…

Guillaume a été sélectionné pour présenter les travaux de recherche menés lors de son stage à la 56e édition de « la Conférence Internationale d’Aérodynamique Appliquée » organisée par l’Association Aéronautique et Astronautique de France (3AF), les 28-29-30 mars à l’ISAE SUPAERO à Toulouse. La conférence porte cette année sur l’aérodynamique pour un impact environnemental réduit. Une centaine de travaux de recherche sont présentés par des figures du monde industriel, chercheurs, ingénieurs, étudiants du monde entier.

Puis en avril, Guillaume démarrera son stage de fin d’études chez Safran Aircraft Engines en France, dans le bureau Méthodes et Outils Aérodynamiques, pour travailler sur l’impact aérodynamique de l’installation de moteurs sous voilure.  

« L’ESTACA nous donne l’opportunité de rencontrer des intervenants réputés du monde industriel, de multiplier les expériences internationales et dans les domaines que l’on aime comme l’aérodynamique, mon domaine de prédilection depuis des années. »